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Réouverture de Machu Picchu
 



La citadelle de Machu Picchu réouvre ses portes
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Le 28 janvier 2010, on pouvait lire dans la presse : "La Vallée Sacrée des Incas sinistrée, Machu Picchu inaccessible, Cusco en état d'alerte".

En effet, en quelques jours, des pluies diluviennes avaient ravagé la région de Cusco, détruit des maisons, provoqué des glissements de terrains meurtriers et coupé le seul accès au célèbre sanctuaire du Machu Picchu.

Exceptionnellement, une liaison en hélicoptère avait été autorisée vers Aguas Calientes (nouvellement renommée "Machu Picchu Pueblo") afin de rapatrier les milliers de touristes pris au piège. On se souvient encore des images impressionnantes diffusées par les média.

Suite à cela, la citadelle de Machu Picchu a été coupée du monde et fermée aux visiteurs pendant plus de deux mois.

Aujourd'hui, la ligne ferroviaire reliant Cusco à Aguas Calientes a été remise en activité et le site de Machu Picchu a été réouvert au public. L'accès à cette "nouvelle 7ème merveille du monde" reste cependant restreint à un nombre de 800 personnes par jour. Le retour à la "normale" se fera progressivement jusqu'au mois de juin, date du prochain voyage Terres Sacrées au Pérou.



160 millions de dollars de perte de revenus touristiques !

C'est le montant que le gouvernement péruvien a estimé en rapport aux manques à gagner liés aux intempéries.

Il n'en aura pas fallu plus pour que, enfin, le débat sur la liaison Cusco / Machu Picchu soit autorisé.
80% des touristes visitant le Pérou passent effectivement par Cusco et le site de Machu Picchu.

La réputation de l'exploitant privé de cette liaison ferroviaire, qui détient le monopole et qui a mis tout le pays en difficulté, n'est pourtant plus à faire : des installations vétustes, des conditions de voyage frustres et des prix exorbitants lui assurent depuis très longtemps des profits personnels considérables.



Vers une situation plus équilibrée ?

Suite à cette "catastrophe économique", le gouvernement péruvien vient donc de se rendre compte de l'importance d'un débat essentiel pour le tourisme, avec les répercussions nationales sur l'économie et la société péruviennes.

Faut-il casser le monopole de cette ligne d'exploitation privée ?
Faut-il envisager des solutions avec d'autres intervenants ?
Faut-il envisager d'autres voies d'accès ?
Doit-on faciliter les solutions alternatives "train + bus" ?

Il semble donc que le sanctuaire sacré de Machu Picchu (et peut-être son énergie), après des années d'exploitation et d'abus mercantiles, pourrait remettre les pendules à l'heure et engendrer une réflexion vers un tourisme un peu plus responsable. Tâchons de voir les choses positivement. L'espoir est permit !




François
Voyages Terres Sacrées
Avril 2010